Un plaidoyer pour la lecture (Part. II)


J’ai décidé de donner une suite à un billet que j’estimais inachevé. Comme tous les bons scénaristes d’Hollywood, je fais une suite à ce que j’ose appeler un succès (?) puisque c’est le billet le plus lu de ce blog.

Dans ce billet, rappelez-vous, je faisais l’éloge de la lecture en vantant ses mérites blablabla. Il s’en est suivi un commentaire de Joe Gourdin, qui, en tant que bibliothécaire, avait une vision à défendre. Pour lui, la lecture et les livres étaient, avant tout, une source d’informations non négligeable. J’ai réfléchi et je me suis dit que j’avais pas mal de choses à dire sur ce sujet.

Tout d’abord, la compréhension. Cela rejoint le fait que les livres sont une source d’informations non négligeables. Pour ma culture personnelle, j’ai acheté un livre très intéressant sur le langage et l’apprentissage du langage tout au long de la vie. “A little book of language” de David Crystal. Je ne sais pas s’il a été traduit, ce que je ne pense pas, tellement l’écriture de ce livre plonge profondément dans les racines de la langue anglaise et qu’il serait difficile de traduire cela sans refaire une étude comparable pour chaque langue. J’ai appris plein de choses. Par exemple, sur la symbolique picturale, l’expansion de certaines langues par rapport à d’autres, la modification des processus de lectures et d’apprentissage, etc. Chaque livre que nous lisons est une arme supplémentaire contre l’obscurantisme. La culture rejoint la compréhension et on ne peut faire certains choix avec justesse, qu’avec la compréhension nécessaire.

La concentration est également une valeur apportée par la lecture. Nous vivons dans une société de l’instant, de l’immédiat. On râle parce que le serveur de ce fast-food tarde à nous apporter notre hamburger plein de gras. On râle parce qu’Internet “marche plus”. On râle parce qu’il y a des embouteillages. On râle pour un tas de raisons. Pourquoi râle-t-on ? Tout simplement, parce que nous avons perdu la patience. Prendre le temps de lire nécessite de la concentration et aide à développer cette faculté.

La lecture stimule l’imagination. On se plaint de tous ces gosses de 12 ans qui regardent “Texas Chainsaw Massacre” ou encore “ Saw” ( Quoique j’adore cette série de films pour leurs rebondissements sans fin 🙂 ). Un jour, quelqu’un (et je m’en veux d’avoir oublié qui !) m’a dit: ça ne me dérange pas que mon enfant de 10 ans lise Jurassic Park ( De Michael Crichton) mais je ne veux pas qu’il regarde le film. Un livre stimule l’imagination et l’enfant, l’adolescent se forge lui-même l’univers du livre dans lequels les personnages évoluent. On ne lui impose pas ses images, il les conçoit lui-même. Et ceci est un petit pas pour l’enfant, mais un grand pas pour la créativité. Vous allez me dire, mais le jeu vidéo, est-ce que c’est plutôt un livre ou film ? C’est une catégorie à part. Dans beaucoup de jeux, la personnalisation du personnage et l’implication dans le déroulement du jeu, donne à l’enfant le sentiment d’évasion, qui comble celui de l’imagination, puisque les images sont imposées à l’enfant. Néanmoins, il se sent comme vivre ses aventures et va le rejouer, il est donc créatif.

Comme je l’ai expliqué dans la première partie, la lecture est aujourd’hui mal vue dans une société où prime l’abrutissement. Le culte de la mauvaise note ( la notation est, ma fois, pas toujours utile mais ce n’est pas la question) a conduit à un matérialisme exubérant.

La connaissance est la clé du libre arbitre

Un plaidoyer pour la lecture


Les livres, aujourd’hui, sont un loisir boudés par une majorité comme j’en dresse le constat dans un article précédent de mon blog. “Les livres sont dépositaires de la sagesse des anciens”. Je ne sais pas qui a sorti cette connerie, mais on devrait le pendre.

Les livres sont une transmission du savoir entre personnes et permettent une interaction
différente que celle que l’on peut avoir avec un e-book, une émission de télévision
abrutissante ou une émission de radio.

Ceci est un plaidoyer pour la lecture. Non, ce n’est pas parce que je suis un geek, un nerd,
un nolife ou tout ce que vous voudrez, et qui d’ailleurs relève plus de l’insulte ou de la
nécessité de tout ranger dans une case que du réel intérêt pour une certaine catégorie de gens.

Vivons à contre-courants. Lisons.

Je pense que dans ce monde, la lecture est un loisir qui ne perdure pas. Pourtant, lorsque
j’ouvre un livre, c’est un monde qui s’ouvre à moi, une fresque humaine qui se déroule devant mes yeux. Je vais vous paraître certainement étrange, mais lorsque je lis, il m’arrive de m’arrêter et de lire et relire un paragraphe, un passage, une phrase, juste parce que je trouve ça beau.

S’émerveiller des choses les plus simples de la vie, n’est-ce pas vivre ?

Alors vivons, avant de replonger dans les torrents effrénés de nos vies.

Mon conseil santé: Si vous avez une terrasse, un jardin, un parc devant chez vous, ou quelque chose pour s’asseoir à l’exterieur,asseyez-vous et lisez.

Pour moi, le cocktail reposant du dimanche matin, reste un jus d’orange et un café à la terrasse d’un café berlinois avec une Ben$on & Hedge$ ( Je ne veux pas faire de publicité) en lisant la révolte d’Atlas d’Ayn Rand, qui est un livre discutable mais dont la portée, je le crois sincèrement, est trop importante pour l’oublier.

A bas la culture !


Il n´y a qu´une chose qui ne peut être achetée, c´est la culture, et à travers elle, des valeurs et l’éducation. Il faut cependant modérer ce propos, car l’éducation peut être achetée, par le biais d’écoles privées aux tarifs souvent prohibitifs, ou l’accès à l’université dans les pays anglophones. La culture nécessite « seulement » de la motivation et une certaine ouverture d´esprit. S´investir intellectuellement dans un sujet est plus gratifiant que  gâcher sa vie en crachant sur les livres, les films et tout ce qui sort du cadre de la beaufitude absolue . Aujourd´hui, la mode est à la débilité. J´ai de mauvaises notes, je peux m´en vanter. De par l´explosion d´émissions lobotomisantes télévisées qui font croire que l´on peut devenir célèbre avec un bagage intellectuel faible, pour ne pas dire inexistant, cette « mode » n´est pas près de s´éteindre. Nous sommes passés d´un monde où l’être primait sur le prima253 136319@139.18.143.253’s password: Last login: Sun Jan 15 17:44:38 2012 from 139.18.185.84 Hello 136319. You are authenticated from host “139.18.185.84” G:1 V:1 – Herzlich willkommen im StudNET! ^[OQ ire, à un monde où l’ignorance et la bêtise sont reines et supplantent la connaissance et la réflexion. Comment peut-on être satisfait de soi-même, lorsqu´on ne lit qu´un livre par an, et une bande dessinée, alors qu´on s´habille comme un « PDG » ? C´est accepter le vernis du luxe, être une coquille vide siglée Louis Vuitton, pour ne pas lui faire de publicité.

Louis Vuitton Sac Poubelle

Source: Jujupiter@WP